des AMIS pourquoi faire ?

Que penser des mecs et filles qui t'ajoutent sans problème à leur liste "d'amis" mais qui JAMAIS ne répondent à un de tes messages ? veulent ils battre le record du plus grand nombre d'amis ? sont ils incapables d'écrire 3 lignes compréhensibles.
AVis aux amateurs! si je te demande "d'être mon ami" c'est pour échanger dialoguer faire connaissance..
si tu ne veux pas répondre à mes messages, PASSE TON CHEMIN!

# Posté le samedi 21 novembre 2009 11:25

Vidéo Youtube

le courage et le talent BRAVO!

# Posté le lundi 26 octobre 2009 08:33

des chiffres again

des chiffres again



LE CHIFFRE DU MOIS : quelles sont les durées de condamnation en France ?
Bilan des condamnations prononcées en 2005, inscrites au casier judiciaire
93 800 années de détention (fermes) prononcées

En 2005, les juridictions françaises ont prononcé 114 163 peines privatives de liberté fermes ou assorties d'un sursis partiel : 2 929 pour crimes et 111 234 pour délits (1). Ces sanctions se répartissent selon la durée des parties fermes, de la façon suivante :
Effectifs %
Moins d'un an 91 607 80,3
Un an à moins de trois ans 15 520 13,6
3 ans à moins de 5 ans 3 329 2,9
5 ans à moins de 10 ans 2 340 2,0
10 ans et plus 1 367 1,2
Ensemble 114 163 100,0

Parmi les 2 929 peines, pour crimes, privatives de liberté fermes ou assorties d'un sursis partiel, on compte 11 perpétuités (0,4 %), 175 condamnations à 20 ans et plus, sans perpétuité (6,0 %), 1 130 condamnations à une peine de 10 ans à moins de 20 ans (38,5 %), 1 011 de 5 ans à moins de 10 ans (34,5 %) et 602 peines de moins de 5 ans (20,6 %). Pour les crimes, la durée moyenne est de 64,2 mois pour les peines d'emprisonnent (soit 64,2 x 1 687 = 108 305 mois) et de 170,4 mois pour les peines de réclusion criminelle, perpétuités exclues (soit 170,4 x 1 231 = 209 762). Pour les délits, la durée moyenne de la partie ferme des peines d'emprisonnement est de 7,2 mois (soit 7,2 x 111 234 = 800 885 mois).
Ainsi a-t-on prononcé en 2005, 1 118 952 mois auxquels il faut ajouter 11 perpétuités, soit sur la base d'une durée moyenne de détention de 20 ans (2), 6 640 mois. Ce qui donne un total 93 800 années de détention. Nous avions estimé ce nombre à environ 93 296 années en 2004 (3) et 90 900 années en 2003 (4).
En moyenne - et toutes catégories de peines confondues, les peines auront été de 9,9 mois en 2005, contre 9,8 mois en 2004 et 10,4 mois en 2003.
(1) Les dernières données disponibles portent sur l'année 2005.
(2) Kensey (A), Durée effective des peines perpétuelles, Cahiers de démographie n°18, 2005.
(3) Tournier (P.V.), « Condamnations inscrites au casier judiciaire « Peines prononcées, peines exécutées » 2004. France entière » Arpenter le champ pénal n°5, 17 juillet 2006.
(4) Tournier (P.V.), Informations Criminologiques Hebdo n°125, Lundi 30 janvier 2006.
Extrait de « Arpenter le Champ Pénal numéro 30 », 12 février 2007. Directeur de la publication : Pierre V. Tournier, directeur de recherches au CNRS, Centre d'histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) pierre-victor.tournier@wanadoo.fr

# Posté le mercredi 11 mars 2009 12:14

des chiffres et des hommes (2) le présent

des chiffres et des hommes (2) le présent

Incarcérez les populations conjuguées d'Atlanta, Miami, Minneapolis, Cincinnati, Kansas City et Pittsburgh, et vous obtenez le nombre total d'Américains en prison. Combien? Deux millions trois cent mille. Près du quart de tous les détenus de la planète. Un record mondial.

Les États-Unis sont le seul pays occidental où un simple chèque sans provision peut vous conduire directement au cachot. Pas moins de 751 Américains sur 100 000 (sept fois plus qu'au Canada) sont derrière les barreaux. Un adulte sur 100. Quand il s'agit des Afro-Américains, le chiffre passe à un adulte sur... 15, contre un sur 36 pour les hispanophones.

Grâce à ces incarcérations tous azimuts, les crimes violents ont baissé de 25 % sur le territoire américain ces 20 dernières années, croit le FBI. Peut-être, mais la police fédérale omet de préciser ceci : l'épidémie d'incarcé-­rations s'accompagne d'une montée en flèche du virus du sida (VIH) et de la tuberculose, notamment. Sans compter que les 50 États américains dépensent annuellement 44 milliards de dollars pour leur système pénitentiaire, 315 % de plus qu'il y a une vingtaine d'années.

La moitié des détenus, qui ne reçoivent, à leur sortie de prison, qu'un billet d'autobus et un peu d'argent de poche, retournent à l'ombre dans les trois ans suivant leur libération. L'insécurité a toujours été la phobie des Américains, et il n'y a rien d'étonnant à voir bon nombre d'États consacrer davantage de dollars à leur système pénitentiaire qu'à leur système de santé.

Dans la campagne électorale 2008, la surpopulation carcérale étai rarement évoquée. McCain, Obama et Clinton ne voient rien d'anormal à ce que plus d'un pour cent de la population adulte américaine soit derrière les barreaux. que fera le nouveau président ?

Pour les Américains, il n'y a vraiment rien d'incongru dans le fait que la plus grande démocratie du monde est aussi la plus grande prison de la planète.
(daprès un article de METRO MONTREAL 2008°


# Posté le mardi 10 février 2009 06:47

sida et république: épisode 2

sida et république: épisode 2

Quels changements dans la société ?
Dans la mesure où la prise en charge thérapeutique du sida s'effectuait sur le long terme et en grande partie en dehors du cadre hospitalier, elle requiert comme une nécessité une personne atteinte (terme remplaçant celui de malade ou de patient) éduqué médicalement et collaborant activement au suivi de son traitement. Pourtant que la prise en charge des malades chroniques comme le sida s'effectue en grande partie hors de l'hôpital n'était pas une conséquence logique de la chronicité. Les asiles d'aliénés, les hospices pour incurables et les sanatoriums ont constitué des modalités de la prise en charge des maladies chroniques longtemps en vigueur. C'est parce ce que ces pratiques d'enfermement deviennent incompatibles avec le modèle culturel dominant dans la 2ème moitié du XXème siècle qu'elles sont abandonnées au profit du développement des prises en charge ambulatoire. Toutefois, l'idée des « sidatoriums » a été évoquée par un parti politique extrémiste...
D'autre part, toutes les enquêtes sur les associations soulignent combien l'épidémie de sida a favorisé des évolutions, sinon déjà inscrites dans les habitudes des malades ou les transformations sociales (modèle d'organisation de la bio-médecine ou structuration du champ social de l'homosexualité). Jamais une maladie n'avait eu autant de répercussions sur la société contemporaine. Le patient passif auparavant est devenu acteur du système de soins, usager libre d'accepter (ou de refuser) des soins, avec des droits mais aussi des devoirs. Les médecins, et au delà tous les soignants ont du évoluer et passer d'une médecine patriarcale protectrice à une médecine de négociation et d'accord après une information qui doit « être loyale et éclairée ». Cette évolution a été consacrée par la loi du 4 mars 2002 qui introduit ou conforte les notions d'obligation de moyens / résultats / sécurité / preuve de l'information. La banalisation de l'épidémie correspond principalement dans les pays occidentaux à une re-médicalisation de sa prise en charge et à un certain épuisement des forces militantes et a mené les associations de lutte contre le sida sur de nouveaux terrains, politiques (mouvement anti-mondialisation) sanitaires (démocratie sanitaire et droits des malades) ou sociaux (PACS obtenu remplacé par des revendications sur le mariage homosexuel).
Quels changements dans le champ de l'usage de drogues ?
Plus spécifiquement, le champ de la toxicomanie a « bénéficié » des années sida. Car l'épidémie de sida introduit un changement paradigme fondamental dans le domaine de lutte contre la toxicomanie. Jusqu'au milieu des années 80, la prise en charge institutionnelle des toxicomanes était basée sur l'abstinence. Mais le lien qui s'est établi dans les faits entre sida et usage de drogues est le point de départ d'une contestation de la validité et de la légitimité de l'ensemble des anciennes approches qui avaient cours. Une politique alternative se construira à partir de ces constatations sur 4 axes complémentaires : développement d'une approche thérapeutique par les traitements de substitution (méthadone et buprénorphine), éducation sanitaire des injecteurs (apprendre à se « shooter propre »), amélioration de l'accès aux soins et promotion de leur organisation en groupes d'auto-support. Le dernier point restera le plus difficile à mettre en œuvre sur le long cours. Progressivement pourtant sont mises en œuvre la libéralisation de la vente des seringues, le développement des de l'accès aux traitements de substitution, les programmes d'échange de seringues, la création des CSST puis des CAARUD, qui vont institutionnaliser via l'Assurance Maladie des structures innovantes bâties initialement par des associations loi 1901. Les institutions médico-sociales ont suivi le changement imposé par l'épidémie et le nombre de contaminations. La politique de réduction des risques a remplacé en 20 ans l'abstinence comme dogme dominant et le mot « consommateur de produit psycho-actif l'image stigmatisée du « drogué », ce qui permet de conclure ce rapide tour d'horizon médico-politique, même si.. des blocages restent présents dans la société : loi de 1970 sur la lutte contre la toxicomanie toujours en vigueur, absence de programme d'échanges de seringues en prison... Cette citation de William LOWENSTEIN reste toujours à débattre : « Vaut-il mieux un héroïnomane en voie d'abstinence mais séropositif, ou un ex-héroïnomane traité à la méthadone mais séronégatif »....


# Posté le samedi 07 février 2009 05:09